Les animaux ont-ils des TOC ? (Texte et vidéo)

Les animaux souffrent-ils, eux aussi, de TOC, ces comportements effectués de façon répétée et difficilement répressibles ? En développent-ils souvent ? Quelles raisons peuvent expliquer l’apparition de ce type de pathologie ? Que faire pour améliorer la santé mentale de mon animal ?

C’est à ces diverses interrogations que nous allons tenter de répondre aujourd’hui.

Nos animaux ont peur chez le véto!

COMMENT LIMITER LE STRESS CHEZ LE VETERINAIRE ?

-Les signaux d’anxiété à détecter chez le chien et comment réagir :

Les chiens vont exprimer leur stress en se léchant les babines, en baillant, en détournant la tête quand on leur parle, ou en s’ébrouant.

Lorsque ces signes (quasi systématiques) apparaissent le personne le vétérinaire essaiera d’adapter son approche de l’animal en :

            Le laissant déambuler dans la salle de consultation,

            Proposant un jeu (salle d’attente et consultation),

            Proposant des friandises,

            Ne cherchant pas le contact dès le début,

            En commençant l’examen sur la table par l’arrière du chien 

            Proposant un environnement apaisant avec peu de bruits,

            En imprégnant la pièce d’huiles essentielles anxiolytiques.

 

On s’inspire du « medical training » qui est un apprentissage par le positif. On associe la table d‘examen à la friandise.

On détourne l’attention lors des injections ou prise de sang toujours par la friandise.

 

-Particularité du chat

En salle d’attente on positionne la boîte de transport en hauteur, les chats aimant avoir une vue surplombante de l’environnement.

En salle de consultation on essaie de le laisser sortir seul de sa boîte.

On le laisse surtout déambuler en interrompant l’examen clinique plusieurs fois si nécessaire car la manipulation doit être courte.

 

 

 

 

On le laisse grimper car la position en hauteur l’apaise.

 

 

 

 

 

 

 

On le place sur une serviette imprégnée d’huiles essentielles relaxantes, les chats appréciant les revêtements mous et doux.

 

 

 

 

 

 

On lui propose plutôt de la pâtée en friandise.

Pour une injection on peut s’aider d’une serviette mise autour du cou ou sur la tête qui sera mieux vécue qu’une prise forte par la peau du cou.

La douleur : mon animal souffre-t-il?

DOULEURS AIGUES ET CHRONIQUES

Mécanisme de la douleur

La nociception est la sensibilité douloureuse. Elle est permise par les récepteurs de la douleur appelés nocicepteurs présents dans tout le corps (peau, muscle, viscères…)

Lors de stimulus douloureux un message nerveux est transmis par les nerfs périphériques à la moelle épinière, puis au cerveau qui « interprète » le message comme de la douleur.

 

La douleur aigue

Il s’agit d’une douleur d’apparition récente. Elle peut être due à un accident, une maladie ou une chirurgie. Elle disparaît généralement lorsque l’origine de la douleur est supprimée.

 

La douleur chronique

Elle est plus insidieuse car elle s’installe progressivement, persiste et s’intensifie avec le temps. Elle peut-être due à :

-l’arthrose qui est une dégénérescence du cartilage articulaire,

-l’atopie, prédisposition génétique de l’animal à l’allergie, induisant des inflammations et infections cutanées,

crise d’atopie sur un westhighland terrier

-des douleurs dentaires (maladie parodontale liée au tartre s’installant progressivement),

-un cancer,

-une complication d’une douleur aigue.

 

L’hyperalgésie

Il s’agit d’un phénomène de sensibilisation : le seuil d’excitabilité des nocicepteurs est nettement abaissé (hyperalgésie périphérique), ce qui amplifie et entretient leur intervention, et l’extraction médullaire du signal est facilitée (hyperalgésie centrale). Ce cercle vicieux entretient la douleur et l’amplifie. La douleur chronique est marquée par la prédominance des états d’hyperalgésie.

Ainsi, une simple caresse pourra se transformer en un geste douloureux pour l’animal.

 

COMMENT SAVOIR SI MON ANIMAL A MAL ?

 

La douleur aigue

Son expression est assez franche avec un changement de comportement net de l’animal.

 

La douleur chronique

Un animal souffrant de douleur chronique ne se plaint pas forcément. Il peut changer de comportement en devenant plus triste, en cherchant moins le contact avec ses propriétaires, en perdant l’envie de jouer.

Dans le cas de l’hyperalgésie, l’animal peut se mutiler en s’arrachant le poil ou en se faisant des plaies de léchage.

Il peut également présenter des réactions agressives lors de contacts qui ne sont pas sensés être douloureux.

Une douleur chronique d’un animal vieillissant devenant acariâtre peut facilement passer inaperçue et être mise sur le compte de l’âge.

 

COMMENT TRAITER LA DOULEUR ?

La prévenir lors de chirurgie

La chirurgie est par définition un acte potentiellement douloureux.

Une prémédication de l’animal à l’aide de sédatifs antalgiques permet de prévenir l’intégration de la douleur par le système nerveux et de diminuer les doses d’anesthésiques.

Une bonne analgésie périphérique (de la peau, des membres) grâce à l’anesthésie locale limite la stimulation des nocicepteurs.

Une bonne analgésie centrale grâce à l’usage d’opioides (morphine et dérivés), de faible dose de kétamine et d’α2-agoniste, évite la mémorisation de la douleur.

 

 

 

 

 

Les anti-inflammatoires non stéroidiens (AINS) permettent également de limiter les douleurs post-opératoires.

 

Traiter la douleur aigue

Les douleurs aigues répondent généralement bien aux antalgiques classiques.

 

Traiter la douleur chronique

Son traitement est souvent multimodal. On agira sur :

-la douleur fonctionnelle (boiteries lors d’arthrose).

-la douleur neuropathique provoquant des «décharges électriques»

-L’état dépressif induit par la douleur chronique et augmentant la sensibilité à la douleur par un phénomène de cercle vicieux.

On utilise des antalgiques, des sédatifs, des anxiolytiques mais également la physiothérapie (massage, hydrothérapie, laser, ostéopathie).

 

Traiter les crises paroxystiques de douleur

Quand l’animal ne répond pas aux traitements administrés à la maison, on  procédera à son hospitalisation afin de lui administrer une perfusion continue d’antalgiques appelée CRI (Continuous Rate infusion).

Consultation de gériatrie


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Les animaux, comme les humains vivent de plus en plus vieux.

L’arthrose, l’insuffisance cardiaque, l’insuffisance rénale, les troubles du comportement sont des maladies qui nuisent à la qualité de vie et au bien-être de votre animal : des traitements permettent de traiter et de soulager la douleur.

Désormais, en consultant et en faisant régulièrement des bilans de santé à partir de 7 ans chez les chiens et 8 ans chez les chats, vous pouvez aider votre animal à rester en bonne santé.

N’hésitez pas à nous demander plus d’informations lors de votre prochaine visite.

 

Bilan hygiène

Le bilan hygiène constitue un outil indispensable pour suivre l’état de santé de votre compagnon.

Remplissez le questionnaire ci-dessous.

Il vous permettra de faire un point avec votre vétérinaire ou son assistante, sur vos habitudes concernant l’hygiène quotidienne de votre animal.

Halte aux idées reçues !

Voici un échantillon des idées reçues entendues le plus fréquemment…

Certaines révélations vont sûrement vous surprendre car vous aussi étiez peut-être persuadés que ces rumeurs étaient vraies !

Pour savoir si mon chien a de la fièvre, je dois vérifier si sa truffe est chaude.