Archives de l’auteur

Le diabète sucré félin

Le diabète sucré félin est une maladie endocrinienne touchant le pancréas qui provoque une augmentation du taux de glucose dans le sang.

La grande majorité des chats diabétiques sont touchés par le diabète de type 2 induit par un manque de production d’insuline.

 

Les signes cliniques du diabète sucré sont une prise de boisson augmentée et une augmentation de l’appétit. Lorsque la maladie évolue, une baisse d’état général et un amaigrissement sont observés.

 

Le diagnostic consiste en une prise de sang mettant en évident une hyperglycémie et une fructosaminémie augmentée.

La prise en charge consiste en une alimentation diététique adaptée et un traitement à base d’insuline ou de velaglifozine.

 

Depuis toujours, l’usage de l’insuline est considéré comme le gold standard dans la prise en charge du diabète sucré des chats. Des injections sous-cutanées matin et soir et un suivi de la glycémie par prises de sang ou poses de transpondeur cutané, sont nécessaires à la stabilisation de l’animal. Le traitement et le suivi sont contraignants. L’administration d’insuline doit être suivie de près car elle n’est pas sans danger. Une hypoglycémie mortelle peut subvenir lors de surdosage ou lors de rares rémissions.

L’animal est considéré stabilisé lorsque sa glycémie oscille entre 1g/L et 2g/L, que sa prise de boisson diminue et que son poids idéal est atteint.

 

Dans certains cas, une alternative aux injections d’insuline est possible grâce à la velaglifozine qui a révolutionné la prise en charge des diabétiques.

Elle ne peut être proposée qu’aux cas de diabètes détectés précocement sur un animal en bon état général ne présentant pas d’autres complications.

Après un suivi délicat les premières semaines, une fois stabilisé, le chat peut être maintenu sou traitement sans un suivi aussi régulier qu’avec l’insuline. Par ailleurs, l’administration du médicament est bien plus simple car la velaglifozine se présente sous forme d’un sirop appétant à administrer une fois par jour.

Le suivi au long cours de ce traitement consiste en une surveillance de l’état général.

 

Le détartrage

Le détartrage est nécessaire suite à l’apparition du tartre, qui est un élément nocif pour votre animal.

En effet, le tartre va peu à peu provoquer la chute des dents en les déchaussant. De plus, le tartre provoque une irritation des gencives qui peut être source de douleur.

Enfin, les bactéries présentes dans la plaque dentaire peuvent provoquer des abcès dentaires. Elles peuvent passer dans le sang de votre animal et provoquer ensuite des lésions au niveau d’autres organes comme le cœur, le foie ou les poumons.

Le détartrage permet donc d’éliminer cette plaque dentaire chez votre animal.

Au cours d’une anesthésie générale, la plaque est décollée et éliminée à l’aide du détartreur qui envoie des ultrasons. Un polissage est ensuite réalisé afin de freiner la réapparition de la plaque dentaire.

L’animal est systématiquement intubé et installé sur une table inclinable. Sa tête est positionnée en position déclive afin d’éviter les souillures ainsi que les fausses déglutitions de liquides.

N’hésitez pas à nous interroger sur les moyens d’hygiène dentaire disponibles pour prévenir  la réapparition de la plaque dentaire suite au détartrage de votre animal.

L’asthme du chat

L’asthme du chat est une des maladies respiratoires les plus fréquentes, qui provoque des difficultés respiratoires et des crises de toux.

Il s’agit d’une bronchite chronique de cause mal connue mais qui pourrait, comme chez l’homme, est induite par une réaction allergique à certains éléments présents dans l’air (pollens acarien, fumée de cigarette…).

 

Son diagnostic se fait par exclusion des autres causes de dyspnée grâce à bilan radiographique, voire un lavage broncho-alvéolaire. 

Et ces autres causes sont nombreuses : atteinte pleurale ou pulmonaire, d’origine bactérienne, virale, tumorale ou parasitaire. L’atteinte cardiaque est à exclure par échocardiographie.

 

Le traitement repose sur l’éviction des allergènes lorsque c’est possible (fumée de cigarette), et sur l’administration de médicaments par voie orale ou par nébulisation. Les molécules efficaces sont les anti-inflammatoires stéroidiens et les bronchodilatateurs.

Comment nourrir son chat

Le chat ne se nourrit pas comme un chien, 2 fois par jour, à heure fixe. Il a besoin de faire 10 à 20 repas par jour. C’est un grignoteur. Le libre-service est donc la méthode la plus adaptée à son rythme alimentaire.

Néanmoins, comme tous les chats ne savent pas se rationner, en partie à cause de la stérilisation, il est conseillé de répartir la ration du jour tout au long de la journée. En effet, le libre-service n’implique pas que le chat doive manger à volonté, sans quoi il peut rapidement souffrir d’obésité. Préparez sa ration quotidienne en vous basant sur la prescription vétérinaire et donnez-la-lui en plusieurs fois. Cette distribution ainsi répartie aide l’animal à bien se réguler.

Attention toutefois à ne pas tomber dans l’excès inverse ! Trop rationner votre animal peut le stresser et le pousser à gloutonner par crainte de la pénurie. Faites-lui confiance pour qu’il apprenne de lui-même, dès son plus jeune âge, à se rationner. Optez pour une alimentation de qualité lui permettant de se rassasier, tout en mangeant mieux.

 

Quelle nourriture ?

 

  • La ration ménagère = alimentation maison: c’est idéal, mais elle présente plusieurs inconvénients. Son coût (le chat étant carnivore le gros de sa ration est composée de viande), le temps nécessaire à la préparation des repas, le risque de déséquilibre alimentaire si la ration n’est pas prescrite par un vétérinaire.
  • Les croquettes: simples, pratiques, faciles à donner. Bien choisies elles permettent de couvrir tous les besoins nutritionnels.
  • La pâtée: elle est très intéressante pour sa qualité d’hydratation et sa faible densité énergétique. Contrairement aux idées reçues, elle favorise le maintien du poids grâce à son effet satiétogène (elle prend de la place dans l’estomac et satisfait ainsi l’appétit). Il faut la distribuer également en plusieurs petits repas.

 

 

Quelle méthode ?

 

Le chat apprécie la régularité. La variété n’est pas son fort. Alors évitez de changer régulièrement ses menus ; vous risqueriez de le perturber et surtout de lui causer des troubles digestifs. En cas de changement, procédez à une transition sur plusieurs jours.

N’aimant pas le changement, le chat doit être habitué jeune à son aliment. Il est recommandé notamment de présenter des croquettes et de la pâtée dès le plus jeune âge, sous peine d’être confronté à un refus plus tard.

 

 

 

Il en est de même concernant la boisson. Le chat étant un petit buveur, il est bon de l’encourager à boire, grâce à une fontaine à eau, à laquelle il doit s’habituer dès le début de sa vie.

 

Quelles gamelles ?

Si votre chat mange toute sa ration trop rapidement, il faudra l’aider à fractionner ses repas.

L’usage d’une gamelle classique implique que vous soyez présent pour distribuer la ration en plusieurs repas.

Sinon vous pouvez opter pour la mise en place de gamelles distributrices.

 

pipolino

Voici quelques exemples de gamelles antigloutons ou jouets distributeurs :

gamelle anti glouton

gamelle anti glouton

funboard

 

 

 

 

 

Les « faits maison » fonctionnent aussi : vous pouvez, par exemple,  utiliser une boîte à œuf fixée sur un support et y déposer les croquettes.

 

 

Où nourrir son chat ?

Positionnez la gamelle impérativement dans un espace calme et propre, pourquoi pas en hauteur… et surtout éloigné de la litière !

N’hésitez pas à caresser votre chat au moment du repas. Le chat est très ritualisé et aime particulièrement exprimer son attachement en réclamant du contact durant ces moments privilégiés de la journée.

Evaluation nutritionnelle

Qu’est-ce que l’évaluation nutritionnelle de votre animal?

Il s’agit d’évaluer l’état d’embonpoint de l’animal , c’est à dire son « score corporel » et d’en conclure ainsi si son alimentation est son mode de vie sont adaptés.

  1. L’EVALUATION DE LA MASSE GRASSE

Le vétérinaire pourra évaluer la masse grasse grâce à une échelle allant de 1 à 9. Le score idéal étant de 5. Chaque unité correspond à 10% de masse graisseuse en plus ou en moins. Par exemple on scorera un chien trop maigre de 10% à 4/6, et un chien en surpoids de 10% à 6/9.

A partir de 7/9 on parle d’obésité.

Le vétérinaire palpe la masse grasse située sur les côtes, de part et d’autre de la colonne vertébrale et au niveau abdominal.

 

3) EVALUATION DE LA MASSE MAIGRE

Il est important d’évaluer la masse musculaire de l’animal. Le vétérinaire palpe les muscles situés au niveau des tempes, de l’épaule, du dos et des cuisses. Une perte de muscles pourra être imputée à une maladie (arthrose, anomalie métabolique) ou à une alimentation inadaptée.

2) CAS DU SURPOIDS

Vous mettez en place un nouveau régime alimentaire pour votre animal afin d’obtenir son poids optimal? Il s’agit d’un processus long qui nécessite de la patience.

Un suivi est indispensable afin de corriger la prescription si nécessaire.

En effet, l’animal doit accepter son aliment, ne pas souffrir de troubles digestifs et être suffisamment rassasié.

1ére étape : le 1er mois

Une transition longue doit être opérée. Elle consiste à mélanger les anciennes croquettes avec les nouvelles de façon progressive sur au moins 8 jours.

Au bout d’un mois, le poids est généralement le même. Un point doit être fait sur la tolérance digestive, et le comportement alimentaire.

Et par la suite

Puis une consultation tous les 2 mois permet d’évaluer la perte de poids jusqu’à l’obtention du poids optimal et de revoir la prescription si nécessaire.

 

 

Le bilan nutritionnel

 

 

Qu’est ce que c’est?

Il s’agit d’examiner votre animal et d’estimer son score de masse maigre et son score de masse grasse.

Le rapport graisse/muscle est important dans l’examen clinique. On vise un « idéal » permettant de limiter les risque sur la santé.

En effet, un animal trop gras et/ou pas assez musclé risquera de déclencher des complications comme le diabète, les troubles ostéoarticulaires, les maladies cardiovasculaires…

 

Qu’est-ce que le score de masse grasse ?

Il est gradé de 1 à 9, en fonction de la palpation des masses graisseuses situées sur les côtes et le rachis.

5/9 est le score idéal.

En dessous de 5, l’animal manque de graisse, chaque point correspondant à 10% manquant. Ex : un score de 4/9 correspond à un manque de graisse de 10%

Au dessus de 5, l’animal a trop de graisse, chaque point correspondant à 10% en excès.

Ex : un score de 6/9 correspond à un excès de graisse de 10%.

 

Qu’est-ce que le score de masse maigre ?

 

Il est gradé de 1 à 4, en fonction de la palpation des masses musculaires temporales (les tempes), scapulaires (de l’épaule), dorsolombaire et fémorales (la cuisse).

Le score idéal est 4. En dessous l’animal est démusclé.

Exploitation des scores par le vétérinaire

Le vétérinaire en conclut une solution nutritionnelle basée sur le choix d’un aliment adapté aux besoins de l’animal.

Il réalise un rationnement permettant de couvrir les besoins en nutriments essentiels que sont les protéines et les acides gras essentiels.

Il calcule l’apport en énergie (calorie) nécessaire à l’obtention ou au maintien du poids idéal.